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Comment écrire un bon roman ?

Prolongez votre mémoire et votre imagination

Comment écrire un bon roman ?

écriture roman - plume

Ecrire un roman, c’est déjà bien. Ecrire un bon roman, c’est encore mieux ! Les éditions Aldeia reçoivent de nombreuses demandes de conseil d’écriture, c’est pourquoi nous vous proposons ce mémento. Voici quelques conseils !

Le B.A.ba de l’écriture d’un roman

1. Inspirez-vous d’autres écrivains.

Pour écrire votre premier roman, laissez-vous accompagner par les grands auteurs de la littérature mondiale. Ne soyez pas intimidé. Vous avez votre place à leurs côtés. Lisez encore et encore les classiques et les auteurs contemporains. Un bon écrivain est avant tout un très grand lecteur. Quels sont les livres que vous auriez aimé écrire ? Demandez-vous pourquoi ce sont des chefs-d’œuvre à vos yeux. Prenez le temps de répondre à ces questions. Ecrivez dans le sillage des maîtresses et des maîtres de la littérature.

2. Trouvez votre propre voix.

Ne copiez pas les autres auteurs ! Trouvez votre propre style. Que la littérature peut être ennuyeuse sinon ! Les étagères sont déjà bien remplies de copies de copies. Soyez créatif !

3. Accordez-vous du temps.

Ecrire prend du temps. C’est une lapalissade qu’il est nécessaire de vous rappeler. Or, comme vous le savez, très peu d’écrivains vivent de leur plume (en France en tout cas). Pour concilier vie professionnelle et vie d’écrivain, l’une des méthodes les plus efficaces est d’écrire tous les jours environ trente minutes, puis de consacrer un mois dans l’année à l’écriture de votre roman. Vous allez l’écrire d’une traite. S’il suffit d’un crayon et d’un cahier pour écrire, encore faut-il avoir du temps !

4. Ecrivez votre roman pour être lu.

Ecrivez le roman que vous aimeriez lire. Faites plaisir à votre lecteur. Et assumez vos choix.

Le vif du sujet

5. Va, vis, voyage et reviens avec plein d’idées.

Les livres les plus surprenants ne parlent de rien, car ce rien est une matière précieuse. Comme pour les peintures de Pierre Soulages, la lumière surgit du néant. Concrètement, ce charabia ne vous aide pas ? Ok, alors reprenons. Ce qu’il faut retenir, c’est que le sujet du livre n’est pas très important du moment que la matière du livre est consistante et que le lecteur prend un immense plaisir à vous lire.

Vous pouvez vous inspirer de votre vie ou de vos voyages. Ne tombez pas dans les banalités. Vous voulez que votre intrigue se passe à Yuktali ? pourquoi pas ! Du moment que vous vous renseignez aussi bien qu’un agent secret sur le sujet de votre roman. Si vous ne trouvez pas toutes les informations nécessaires sur Internet, dans les coupures de presse ou les archives nationales, menez votre enquête, appelez les personnes expertes dans ce domaine.  Un roman est très souvent un incroyable témoignage de notre temps.

6. Créez un rythme entraînant.

Dans un roman, le personnage principal fait face à de nombreuses épreuves. Pouvez-vous lister toutes ces épreuves ? En cours de français, on parle de péripéties. Reprenez vos cahiers d’école sur les schémas narratifs (et oui, c’est aussi simple que cela).

Terminez vos chapitres par un effet de surprise. Qu’est-ce qui attend votre héros/héroïne au prochain chapitre ? Qu’allez-vous inventer pour maintenir votre lecteur en haleine ?

Faites des ellipses. Ne tombez pas dans la banalité. Est-ce vraiment intéressant de savoir ce que mange le héros au petit déjeuner ? de savoir qu’il se lève à 7h du matin ?

7. Inventez des personnages complexes.

Ce qui est passionnant chez l’homme, ce sont ses propres contradictions. Créez des personnages ambigus qui vont évoluer entre le début et la fin de votre roman. On évite les clichés du beau médecin richissime (sauf si votre objectif est d’écrire un roman à l’eau de rose). Il est primordial de rendre votre personnage suffisamment « sympathique » pour que le lecteur s’y attache. En fait, votre héros peut être une véritable ordure, mais le lecteur doit voir son humanité. Les traits de caractère du personnage et son passé sont dévoilés au fur et à mesure.

8. Maîtrisez l’art subtil des dialogues.

Mettez-vous dans la peau de votre personnage. Parlez comme lui, marchez comme lui. Si vous ne l’incarnez pas, le personnage ne sera pas authentique. Vous devez vous en préoccuper comme s’il était votre enfant. Evitez les dialogues inutiles qui ne font pas avancer l’intrigue, du type « bonjour, comment allez-vous ? » Si votre roman est une pâle copie du monde extérieur, le lecteur ferait mieux d’aller vivre sa vie plutôt que de vous lire.

9. Imaginez un décor qui plonge le lecteur dans votre univers.

Si vous n’aimez écrire que des dialogues, écrivez plutôt une pièce de théâtre. Un roman doit se nourrir d’un décor immersif. La description d’un radiateur peut être passionnante si elle sert l’intrigue ou permet aux lecteurs de voir le monde autrement.

10. Ne soyez pas pédant.

Ne vous fatiguez pas à mettre dans votre manuscrit des mots surannés du dictionnaire. Votre personnage n’a pas besoin d’avoir des yeux zinzolins. Evitez de parler comme M. Jourdain. Résistez à la tentation de fleurir chaque substantif de quatre adjectifs. Un roman, ce n’est pas un mémoire de fin d’études ou un rapport avec des connecteurs logiques à chaque phrase. Soyez attentif à vos tics de langage et aux formules toutes faites.

11. Portez un regard critique et poétique sur le monde qui vous entoure.

Prenez de la hauteur. Sortez de la caverne. C’est par cette sagesse que l’on reconnaît le génie de l’écrivain. « La littérature n’est rien d’autre que le trait d’union du mot peut-être », pourrait-on dire en parodiant le dernier Prix Goncourt. L’inspiration ne vient pas ? Evidemment, ces phrases mordantes ou philosophiques ne s’inventent pas en deux secondes. Reprenez vos carnets d’écriture. Si vous avez suivi les conseils du B.A.ba, vos carnets de notes sont déjà remplis de phrases philosophiques : vous n’avez plus qu’à piocher dedans.

12. Evitez les incohérences.

Ne faites pas trop d’ellipses. Vous avez tellement d’idées à la seconde que votre manuscrit ressemble à un scénario de film ? Stop ! Arrêtez-vous. Mettez-vous à la place de votre lecteur. Tout s’enchaîne peut-être parfaitement dans votre tête, mais sur le papier, votre histoire risque de ne pas être crédible si vous allez trop vite. Les lecteurs doivent s’imprégner du contexte et des personnages. Relisez-vous encore et encore ! Si en relisant votre propre manuscrit pour la 10e fois, vous vous ennuyez, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Déjà est-ce que vous avez bien relu dix fois votre manuscrit ?

13. Respectez vos lecteurs.

Le point final de ce roman

14. Allez jusqu’au bout (sans bâcler votre travail).

Combien de merveilleux manuscrits sommeillent dans le fond d’un tiroir ? Ecrire un roman qui tient la route est une longue aventure. Nombreux sont ceux qui abandonnent en chemin. Quel dommage ! La différence entre l’écrivain du dimanche et celui qui sera publié tient à cette rigueur qui permet d’aller jusqu’au bout du projet. Bravo à vous si vous avez réussi à mettre un point final à votre histoire ! C’est déjà incroyable ! Toutes nos félicitations ! Allez, ce n’est pas le moment de baisser les bras. Courage ! Ne confondez pas le premier jet et un roman abouti. Parfois, il vaut mieux tout recommencer à zéro et ne garder que le squelette de cette première ébauche.

15. Faites relire votre livre par un lecteur qui vous apportera des réponses techniques.

Vous ne connaissez personne dans votre entourage pour vous aider dans cette tâche ? Rejoignez le groupe de lecture de votre quartier ou des forums en ligne. Ne cherchez pas à ce que l’on vous félicite (ça ne vous aidera pas à vous améliorer). Prenez en compte les critiques.

16. Corrigez vos fautes de typographie, de syntaxe et d’orthographe.

Généralement, les bons lecteurs (donc les bons écrivains) font peu de fautes d’orthographe. L’éditeur sera vite dépité à la lecture de votre manuscrit s’il compte plus de trois fautes en dix lignes et il n’ira pas plus loin. Si vous ne maîtrisez déjà pas la langue française, vous aurez du mal à construire une trame narrative. Surtout, pensez à le préciser à l’éditeur si le français n’est pas votre langue maternelle dans votre message de présentation.

17. Envoyez votre texte au bon éditeur.

Les éditions Aldeia ne publient pas de science-fiction, de bandes dessinées, de livres pour enfant, de romans à l’eau de rose, de livres érotiques.

18. Acceptez les remarques de l’éditeur.

Vous avez mis un point final à votre histoire. Et vous venez d’envoyer votre texte aux éditions Aldeia. Nous vous remercions de votre confiance ! Etes-vous prêt à réécrire certains passages de votre manuscrit ? Etes-vous prêt à écouter les critiques (constructives et bienveillantes) de l’éditeur ?

 

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